Liquidation du régime matrimonial

Avocat en liquidation de régime matrimonial dans le Val-de-Marne

Le divorce prononce la séparation, la liquidation répartit le patrimoine. C’est à ce stade que se décident les montants réellement en jeu : qui est propriétaire de quoi, qui doit combien à l’autre, et selon quelle valeur.

Je suis avocat à Maisons-Alfort et j’interviens sur la liquidation du régime matrimonial, en négociation comme en partage judiciaire, en coordination avec le notaire lorsque le patrimoine le justifie. La liquidation ne suit pas seulement un divorce : le décès d’un époux ou un changement de régime matrimonial y conduisent également. J’interviens dans ces trois situations, en coordination avec le notaire chargé de la succession lorsque le dossier en comporte une.

  • Récompenses et créances entre époux
  • Preuve de l’origine des fonds
  • Négociation ou partage judiciaire

Cabinet à Maisons-Alfort · Val-de-Marne et Paris

Maître Julien Kack, avocat à Maisons-Alfort
Maître Julien Kack Votre interlocuteur direct

Régimes matrimoniaux

Votre régime commande tout le reste

Avant toute discussion de chiffres, c’est le régime matrimonial qui détermine ce qui se partage et ce qui reste à chacun.

01

La communauté réduite aux acquêts

Régime applicable à défaut de contrat de mariage. Les biens acquis pendant le mariage sont communs, ceux possédés avant ou reçus par donation ou succession restent propres. Un bien est présumé commun tant que son caractère propre n’est pas établi.

02

La séparation de biens

Chacun conserve la propriété de ses biens, mais les difficultés ne disparaissent pas : biens acquis en indivision, remboursements assumés par un seul, créances entre époux à liquider.

03

La participation aux acquêts

Régime séparatiste pendant le mariage, dont la dissolution donne lieu au calcul d’une créance de participation sur l’enrichissement de chacun.

04

La communauté universelle

L’essentiel du patrimoine est commun, ce qui simplifie le partage mais rend les rares biens propres d’autant plus discutés.

Récompenses et créances entre époux

Ce que chacun a mis dans le bien, et ce qu’il en récupère

C’est le cœur technique de la liquidation, et la source principale des écarts de chiffrage. Lorsque la communauté a financé un bien propre, ou qu’un bien propre a financé la communauté, un rééquilibrage est dû : c’est la récompense. Le même mécanisme joue entre époux séparés de biens, sous la forme d’une créance entre époux.

Le point essentiel tient au mode de calcul. Lorsque les fonds ont servi à acquérir, conserver ou améliorer un bien, le rééquilibrage ne se limite pas à la somme investie : il suit la valeur actuelle du bien, selon la règle dite du profit subsistant. Un apport de 50 000 euros dans une maison qui en vaut aujourd’hui le double ne donne pas lieu à une créance de 50 000 euros.

Encore faut-il en rapporter la preuve. C’est là que se joue la différence entre un droit théorique et un droit reconnu, et c’est aussi ce qui distingue la liquidation du reste de la procédure de divorce, que je traite sur sa propre page, comme l’ensemble du droit de la famille.

À ne pas laisser passer

Les erreurs qui coûtent le plus cher

Cinq situations reviennent régulièrement, et chacune se chiffre.

Remploi

L’absence de déclaration de remploi

Un bien acheté pendant le mariage avec des fonds propres tombe en communauté si l’acte ne mentionne pas l’origine des fonds. L’époux ne conserve alors qu’une récompense, et non la propriété du bien.

Temps utile

Les désaccords non soumis au juge du divorce

Les points de désaccord liquidatifs peuvent être tranchés dans le cadre de la procédure de divorce, à condition que le juge en soit saisi en temps utile. À défaut, une procédure distincte devient nécessaire, avec le délai et le coût correspondants.

Occupation

L’indemnité d’occupation oubliée

Celui qui occupe seul le bien indivis en est en principe redevable. Réclamée tardivement, elle peut se heurter à la prescription.

Actifs

Les actifs négligés

Contrats d’assurance-vie, épargne salariale, parts sociales, indemnités perçues, comptes courants d’associés : ils sont fréquemment écartés du partage alors qu’ils en font partie.

Évaluation

Le temps laissé courir

Les biens sont évalués à une date proche du partage, dite date de jouissance divise, et non au jour du divorce. Une indivision qui dure fait donc évoluer les droits de chacun, dans un sens qui n’est pas toujours celui que l’on croit.

Aucune de ces situations n’est irrattrapable, mais chacune se traite d’autant mieux qu’elle est identifiée tôt.

Déroulé

Comment se déroule la liquidation

Six étapes, dont les quatre premières se règlent le plus souvent sans procès.

  1. 01

    L’état du patrimoine

    Inventaire des biens, des dettes, des financements et de l’origine des fonds, appuyé sur les actes, les relevés et les tableaux d’amortissement.

  2. 02

    La qualification

    Détermination de ce qui est propre, commun ou indivis, et identification des récompenses et créances réciproques.

  3. 03

    L’évaluation

    Estimation des biens, discussion des valeurs retenues, recours à un expert lorsque l’écart le justifie.

  4. 04

    La négociation et l’acte notarié

    Le notaire établit un projet d’état liquidatif, document sur lequel se discutent les chiffres. Un partage amiable reste préférable lorsqu’il est équilibré : il est plus rapide et moins onéreux.

  5. 05

    Le partage judiciaire

    Lorsque le désaccord persiste. L’assignation doit décrire le patrimoine, exposer les intentions du demandeur et rendre compte des démarches amiables entreprises, faute de quoi elle est irrecevable. Un notaire est désigné et les difficultés persistantes sont soumises au juge.

  6. 06

    La licitation

    Lorsque le bien ne peut être attribué à l’un des époux ni vendu amiablement, sa vente aux enchères permet de sortir de l’indivision.

Un partage peut s’enliser pendant des années. Ma pratique du contentieux et des voies d’exécution me permet d’aller jusqu’au terme.

Droit de partage

Ce que coûte un partage

Lorsque le partage donne lieu à un acte, le droit s’élève à 1,10 % de l’actif net partagé après divorce, séparation de corps ou rupture de PACS, et à 2,50 % dans les autres cas. S’y ajoutent les émoluments du notaire lorsque le patrimoine comprend un bien immobilier.

Ce coût est prévisible et se chiffre à l’avance. Il entre dans l’arbitrage entre un partage amiable rapide et un contentieux dont l’issue reste incertaine. Lorsque le partage n’aboutit pas et que le bien reste détenu à deux, ce sont les règles de l’indivision qui prennent le relais, avec leurs propres comptes à établir.

Votre dossier

Les pièces à préparer

Les pièces permettent de retracer les acquisitions, financements, paiements, apports et travaux au cours du mariage.

  • 01

    Contrat de mariage

    S’il en existe un.

  • 02

    Actes d’acquisition

    Actes de vente et attestations de propriété.

  • 03

    Offres de prêt

    Offres de prêt et tableaux d’amortissement.

  • 04

    Relevés bancaires

    Périodes d’acquisition et de remboursement.

  • 05

    Justificatifs des apports

    Apports personnels, donations et successions.

  • 06

    Factures de travaux

    Travaux financés pendant le mariage.

  • 07

    Évaluations des biens

    Estimations et évaluations disponibles.

  • 08

    Assurance-vie et épargne

    Contrats d’assurance-vie et relevés d’épargne.

  • 09

    Décision de divorce

    Décision de divorce et conventions déjà signées.

Ma façon de travailler

De la reconstitution des flux à l’aboutissement du partage

Une liquidation se gagne sur la traçabilité des flux et se discute ligne à ligne.

  1. 01

    Diagnostic

    Régime matrimonial, composition du patrimoine, dettes, financements et niveau de désaccord.

  2. 02

    La reconstitution des flux

    Retrouver l’origine d’un apport quinze ans après, relier un virement à une acquisition, établir qu’une somme provient d’une donation ou d’une succession : c’est un travail de reconstitution à partir des relevés, des actes et des tableaux d’amortissement. Sans cette preuve, un bien financé avec des fonds personnels reste réputé commun.

  3. 03

    Le chiffrage

    Les récompenses et les créances entre époux obéissent à des règles d’évaluation précises, qui aboutissent à des montants très différents selon la méthode retenue. Discuter ces calculs ligne à ligne est l’essentiel du travail.

  4. 04

    La double compétence immobilière

    Le bien immobilier est presque toujours l’actif central : financement, travaux, occupation, valorisation, détention par une société civile. Ces questions relèvent autant de la matière immobilière que du droit de la famille.

  5. 05

    L’aboutissement du partage

    Partage judiciaire, licitation du bien indivis, exécution de la décision obtenue.

Questions fréquentes

Vos questions sur la liquidation

Faut-il attendre le divorce pour liquider le régime matrimonial ?

Non, et il est souvent préférable de ne pas attendre. Les points de désaccord peuvent être soumis au juge dans le cadre même de la procédure de divorce, à condition qu’il en soit saisi en temps utile. Différer la question expose à une seconde procédure et à des années d’indivision supplémentaires.

J’ai acheté la maison avec mon héritage pendant le mariage. Est-elle à moi ?

Pas nécessairement. Sous le régime de la communauté, un bien acquis pendant le mariage est présumé commun. Pour qu’il demeure propre, l’acte doit mentionner l’origine des fonds au moyen d’une déclaration de remploi. À défaut, vous conservez un droit à récompense, mais pas la propriété du bien.

Comment se calcule une récompense ?

Lorsque les fonds ont servi à acquérir, conserver ou améliorer un bien, la récompense ne se limite pas à la somme investie : elle suit la valeur actuelle du bien. Un investissement dans un bien qui s’est fortement valorisé donne donc lieu à une somme sensiblement supérieure au montant d’origine.

À quelle date les biens sont-ils évalués : au jour du divorce ou au jour du partage ?

En principe à une date aussi proche que possible du partage, et non au jour du divorce. Une indivision qui dure fait donc évoluer les droits de chacun : un bien qui s’est valorisé depuis la séparation se partage sur sa valeur actuelle. C’est l’une des raisons de ne pas laisser une liquidation s’enliser.

Nous sommes mariés sous le régime de la séparation de biens. Y a-t-il quelque chose à liquider ?

Souvent oui. Les biens achetés ensemble se retrouvent en indivision, et les remboursements assumés par un seul des époux ouvrent droit à des créances entre eux. La séparation de biens simplifie la propriété, pas nécessairement le règlement.

Le notaire ne suffit-il pas ?

Le notaire établit l’acte et procède aux opérations. Il n’a pas vocation à défendre la position de l’un des époux contre celle de l’autre. Lorsque des qualifications ou des évaluations sont discutées, chacun a intérêt à être conseillé, ne serait-ce que pour savoir ce qu’il accepte en signant.

Qu’est-ce qu’une récompense, et comment la prouver ?

C’est le rééquilibrage dû lorsque la communauté a financé un bien propre, ou l’inverse (par exemple un héritage investi dans la maison commune). Elle se calcule le plus souvent sur la valeur actuelle du bien, et non sur la somme investie. Encore faut-il en rapporter la preuve : actes, relevés bancaires, tableaux d’amortissement. Ces documents se rassemblent dès le début du dossier, ils sont beaucoup plus difficiles à reconstituer des années après.

Combien coûte une liquidation ?

La consultation initiale est réglée lors de la réservation. Son montant est déduit de la provision si la convention d’honoraires est signée dans les quinze jours. Les honoraires sont ensuite fixés par convention avant toute intervention. Lorsque le partage donne lieu à un acte, le droit s’élève à 1,10 % de l’actif net partagé après divorce, séparation de corps ou rupture de PACS, et à 2,50 % dans les autres cas. Les émoluments du notaire s’y ajoutent le cas échéant.

Premier rendez-vous

Préparer la liquidation de votre régime matrimonial

La première consultation dure 1 heure et se règle lors de la réservation. Elle donne lieu à une note écrite adressée sous 48 heures ouvrées, reprenant l’analyse et les démarches à engager. Si la convention d’honoraires est signée dans les quinze jours, le montant de la consultation est déduit de la provision. Transmettez les actes et relevés disponibles avant le rendez-vous : la consultation peut alors être consacrée au chiffrage plutôt qu’à l’inventaire.

1 heure · 200 € TTCRèglement lors de la réservation

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Maître Kack est un avocat très professionnel, à l'écoute et impliqué. Il a parfaitement défendu le dossier de ma fille et nous a accompagnés avec sérieux du début à la fin. Je recommande vivement sans hésitation.

Mme L.

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M. R.

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Mme M.
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