Indivision et partage

Avocat en indivision et partage dans le Val-de-Marne

Un bien détenu à plusieurs après une séparation, un décès ou une acquisition commune finit rarement par une décision partagée. L’un veut vendre, l’autre non ; l’un occupe le bien, l’autre paie les échéances.

La loi apporte ici une réponse claire : nul ne peut être contraint de demeurer dans l’indivision. Le blocage n’est donc jamais définitif, même lorsqu’un coïndivisaire refuse tout accord. Je suis avocat à Maisons-Alfort et j’interviens sur les indivisions immobilières, quelle qu’en soit l’origine : séparation, succession, acquisition entre concubins ou entre partenaires.

  • Sortir malgré un désaccord
  • Comptes entre indivisaires
  • Séparation, succession, concubinage

Cabinet à Maisons-Alfort · Val-de-Marne et Paris

Maître Julien Kack, avocat à Maisons-Alfort
Maître Julien Kack Votre interlocuteur direct

Sortir de l’indivision

Sortir de l’indivision malgré un désaccord

Plusieurs voies existent, du plus souple au plus contraignant.

Préemption

Vendre sa part

Un indivisaire peut céder ses droits, mais les autres bénéficient d’un droit de préemption : le projet doit leur être notifié et ils disposent d’un délai pour l’exercer.

Acte urgent

Passer seul un acte nécessaire

Lorsque le refus d’un indivisaire met en péril l’intérêt commun, le juge peut autoriser un autre à passer seul l’acte nécessaire.

Deux tiers

Faire vendre le bien à la majorité des deux tiers

Les indivisaires réunissant au moins deux tiers des droits peuvent, par l’intermédiaire d’un notaire, faire autoriser la vente du bien par le tribunal. La procédure est encadrée et ne s’applique pas dans toutes les configurations, notamment en présence d’un démembrement de propriété.

Partage

Provoquer le partage judiciaire

Il met fin à l’indivision. L’assignation doit décrire le patrimoine, exposer les intentions du demandeur et rendre compte des démarches amiables entreprises, à peine d’irrecevabilité.

Attribution

Demander l’attribution préférentielle du bien

Un indivisaire peut demander à se voir attribuer le bien, notamment le logement qu’il occupe, à charge d’indemniser les autres. Les conditions varient selon l’origine de l’indivision.

Enchères

La licitation

À défaut d’attribution ou de vente amiable, le bien est vendu aux enchères. Un indivisaire peut s’en porter acquéreur.

La perspective d’un partage judiciaire suffit souvent à débloquer une négociation qui paraissait fermée.

Les comptes

Ce que chacun doit à l’autre

Sortir de l’indivision ne se limite pas à vendre le bien : il faut établir ce que chacun doit à l’autre.

  1. 01

    L’indemnité d’occupation

    L’indivisaire qui occupe seul le bien en doit en principe une contrepartie à l’indivision. Elle se réclame sans attendre : les périodes les plus anciennes peuvent être atteintes par la prescription.

  2. 02

    Les échéances de prêt réglées par un seul

    Elles constituent une créance sur l’indivision, sous réserve de la preuve des paiements et de l’absence d’accord contraire entre les parties.

  3. 03

    Les charges et les taxes

    Taxe foncière, charges de copropriété, assurance : leur prise en charge par un seul ouvre les mêmes droits.

  4. 04

    Les travaux

    Les dépenses d’amélioration donnent lieu à une créance évaluée au regard de la plus-value apportée au bien, appréciée au jour du partage, et non du montant dépensé. Les dépenses de simple conservation obéissent à une règle différente.

Ces comptes se compensent au moment du partage. C’est souvent là que se situe l’essentiel de l’enjeu financier, davantage que dans la valeur du bien elle-même.

L’origine de l’indivision

Séparation, succession ou concubinage

Après une séparation de concubins ou de partenaires, aucun régime ne s’applique : seule compte la répartition inscrite dans l’acte d’acquisition, quelle que soit la contribution réelle de chacun au financement. Les écarts se rattrapent, mais uniquement par la preuve des paiements.

Après un décès, les héritiers se trouvent en indivision successorale. Un héritier peut demander sa part, provoquer le partage et, sous conditions, se voir attribuer le logement.

Après un divorce, l’indivision post-communautaire subsiste tant que le partage n’est pas intervenu, parfois pendant des années. La qualification des biens et le chiffrage des récompenses relèvent alors de la liquidation du régime matrimonial, que je traite sur sa propre page, comme l’ensemble du droit de la famille.

La convention d’indivision

Organiser l’indivision plutôt que la subir

Lorsque la vente n’est ni souhaitée ni possible dans l’immédiat, une convention d’indivision permet de fixer les règles.

  • Qui occupe le bien

    Et à quelles conditions.

  • Qui paie quoi

    Échéances, charges, travaux et taxes.

  • Qui gère

    Et pour quels actes une décision commune est nécessaire.

  • Selon quelles modalités le bien pourra être vendu

    Et à quelle échéance.

Cet accord écrit prévient l’essentiel des contentieux ultérieurs. Il se négocie utilement au moment de la séparation ou du règlement de la succession, c’est-à-dire avant que les positions ne se durcissent.

Votre dossier

Les pièces à préparer

Les pièces permettent d’établir la répartition des droits, les paiements effectués et la valeur du bien.

  • 01

    Acte d’acquisition

    Ou attestation de propriété, avec la répartition des droits.

  • 02

    Offre de prêt

    Offre de prêt et tableau d’amortissement.

  • 03

    Relevés bancaires

    Documents établissant les paiements effectués.

  • 04

    Taxes et charges

    Taxe foncière, charges de copropriété et assurance.

  • 05

    Factures de travaux

    Travaux réalisés sur le bien indivis.

  • 06

    Évaluations du bien

    Estimations et évaluations disponibles.

  • 07

    Courriers échangés

    Échanges entre indivisaires.

  • 08

    Décisions et conventions

    Décisions de justice et conventions déjà signées.

Ma façon de travailler

Du déblocage à l’exécution

L’indivision est une situation subie. Le travail consiste à en sortir sans attendre l’accord de celui qui refuse.

  1. 01

    Diagnostic

    Origine de l’indivision, répartition des droits, occupation, accords existants et niveau de désaccord.

  2. 02

    Le déblocage

    L’essentiel du travail consiste à identifier la voie qui permet de sortir de l’indivision sans attendre l’accord de celui qui refuse : autorisation judiciaire, vente provoquée, partage judiciaire, licitation.

  3. 03

    Les comptes d’indivision

    Échéances de prêt réglées par un seul, taxe foncière, charges de copropriété, travaux, occupation privative : ces flux constituent des créances et des dettes qui se compensent au partage. Leur reconstitution suppose un travail sur les relevés et les justificatifs, et leur évaluation obéit à des règles particulières.

  4. 04

    La compétence immobilière

    Valorisation du bien, état des travaux réalisés, sort du financement, contestation d’une estimation : ces questions relèvent de ma pratique immobilière autant que du droit du partage.

  5. 05

    L’aboutissement

    La licitation, la vente aux enchères et l’exécution de la décision obtenue font partie du même dossier, et non d’une étape confiée à quelqu’un d’autre.

Questions fréquentes

Vos questions sur l’indivision

Mon ex-conjoint refuse de vendre la maison. Suis-je bloqué ?

Non. Nul ne peut être contraint de demeurer dans l’indivision : le partage peut toujours être provoqué en justice, et le bien vendu aux enchères s’il ne peut être attribué à l’un des indivisaires. La procédure prend du temps, mais elle aboutit, et sa seule perspective suffit souvent à débloquer une négociation.

Puis-je vendre ma part sans l’accord des autres ?

Oui, un indivisaire peut céder ses droits. Les autres bénéficient toutefois d’un droit de préemption : le projet de cession doit leur être notifié et ils disposent d’un délai pour se substituer à l’acquéreur. En pratique, une part indivise trouve rarement preneur en dehors de la famille.

Mon ex occupe seul le bien. Puis-je lui réclamer quelque chose ?

Oui, une indemnité d’occupation est en principe due à l’indivision. Ne tardez pas à la demander : les périodes les plus anciennes peuvent être atteintes par la prescription, et la demande formulée tôt pèse davantage dans la négociation.

Je paie seul le crédit depuis la séparation. Vais-je récupérer ces sommes ?

En principe oui, sous forme d’une créance sur l’indivision, à condition de prouver les paiements et qu’aucun accord contraire n’ait été conclu, par exemple un règlement du prêt admis en contrepartie de l’occupation gratuite du bien. Conservez les relevés.

Nous avons acheté à deux mais j’ai apporté davantage. Cela change-t-il quelque chose ?

Ce qui compte d’abord, c’est la répartition inscrite dans l’acte d’acquisition. Si l’acte indique une détention par moitié alors que votre apport a été supérieur, le rétablissement suppose de démontrer les flux financiers. C’est possible, mais la preuve est exigeante, et cela souligne l’importance de la rédaction de l’acte au moment de l’achat.

J’ai fait des travaux dans le bien indivis. Serai-je remboursé ?

Les dépenses d’amélioration ouvrent droit à une créance, mais celle-ci se calcule au regard de la plus-value apportée au bien appréciée au jour du partage, et non du montant des factures. Selon l’évolution du marché, le résultat peut être supérieur ou inférieur à la somme dépensée.

Nous héritons d’un bien à plusieurs et l’un des héritiers bloque tout. Que faire ?

Les mêmes voies s’ouvrent qu’en toute indivision : partage amiable, autorisation judiciaire pour les actes urgents, partage judiciaire, licitation. Un héritier qui occupe le logement peut, sous conditions, en demander l’attribution à charge d’indemniser les autres.

Combien de temps prend une sortie d’indivision ?

Une vente amiable se règle en quelques mois. Un partage judiciaire suivi d’une licitation s’étend sur beaucoup plus longtemps, en fonction du nombre d’indivisaires et de l’étendue des comptes à établir. C’est la raison pour laquelle un accord négocié, même imparfait, mérite d’être sérieusement examiné.

Premier rendez-vous

Préparer la sortie d’indivision

La première consultation dure 1 heure et se règle lors de la réservation. Elle donne lieu à une note écrite adressée sous 48 heures ouvrées, reprenant l’analyse et les démarches à engager. Si la convention d’honoraires est signée dans les quinze jours, le montant de la consultation est déduit de la provision. Si vous occupez le bien ou en réglez seul les échéances, signalez-le : certaines demandes ont d’autant plus de portée qu’elles sont formulées tôt.

1 heure · 200 € TTCRèglement lors de la réservation

Avis Google

Ce qu'en disent mes clients

4,823 avis Google

Maître Kack est un avocat très professionnel, à l'écoute et impliqué. Il a parfaitement défendu le dossier de ma fille et nous a accompagnés avec sérieux du début à la fin. Je recommande vivement sans hésitation.

Mme L.

Maître KACK est un avocat particulièrement à l'écoute de ses clients. Son analyse des dossiers est fine, pertinente et toujours très professionnelle. Un accompagnement sérieux et de grande qualité. Je le recommande sans hésitation.

M. R.

Maître Kack est très professionnel, à l'écoute, disponible et efficace. Je vous le recommande vivement.

Mme M.
Voir les avis sur Google