Enfants et autorité parentale

Avocat devant le juge aux affaires familiales dans le Val-de-Marne

La loi ne parle plus de garde mais de résidence de l’enfant, et cette nuance a du sens : la séparation ne partage pas les enfants, elle organise leur quotidien entre deux parents qui conservent l’un et l’autre l’autorité parentale.

Je suis avocat à Maisons-Alfort et j’interviens sur la résidence des enfants, la pension alimentaire et l’exercice de l’autorité parentale, devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Créteil, pour les parents mariés comme pour ceux qui ne l’ont jamais été.

  • Résidence et rythme
  • Pension alimentaire
  • Autorité parentale

Cabinet à Maisons-Alfort · Val-de-Marne et Paris

Maître Julien Kack, avocat à Maisons-Alfort
Maître Julien Kack Votre interlocuteur direct

Résidence alternée et droit de visite

Où vit l’enfant, et selon quel rythme

Deux organisations principales existent, et le rythme retenu compte autant que le principe.

Résidence habituelle

La résidence habituelle chez un parent

L’autre parent bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement, dont les modalités sont fixées avec précision : week-ends, vacances scolaires, jours fériés, modalités de trajet.

Alternée

La résidence alternée

Elle suppose en pratique une proximité géographique, des logements adaptés et une communication minimale entre les parents. Elle peut être ordonnée même en l’absence d’accord des deux parents, et peut être mise en place à titre provisoire pour en éprouver le fonctionnement.

Rythme

Le rythme importe autant que le principe

Une organisation qui ignore les horaires de travail, la distance ou l’âge des enfants ne tient pas dans la durée et ramène devant le juge quelques mois plus tard.

Critères du juge aux affaires familiales

Ce que le juge examine

La décision se fonde sur des éléments précis, et non sur les seules déclarations des parents.

  1. 01

    L’organisation déjà en place

    Ce qui fonctionne aujourd’hui, et les accords antérieurs entre les parents, écrits ou de fait.

  2. 02

    La parole de l’enfant

    Les sentiments qu’il exprime, lorsqu’il est en âge de les exprimer.

  3. 03

    L’aptitude de chaque parent

    Sa capacité à assumer ses devoirs et à respecter la place de l’autre.

  4. 04

    Les expertises et les enquêtes sociales

    Leur résultat, lorsqu’une mesure a été ordonnée.

  5. 05

    Les pressions ou les violences

    Celles éventuellement exercées au sein de la famille.

Autrement dit, ce qui pèse est la démonstration d’une organisation concrète et viable, davantage que le récit des griefs.

Pension alimentaire et frais exceptionnels

Ce que chaque parent doit à l’enfant

Chaque parent contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources et des besoins de l’enfant. Cette obligation ne cesse pas à la majorité : elle se poursuit tant que l’enfant n’est pas en mesure de subvenir seul à ses besoins.

01

Le montant

Une table de référence publiée par le ministère de la justice, souvent appelée barème, sert de repère, mais elle est purement indicative. Le juge apprécie les ressources réelles, les charges de chacun et le temps de résidence effectif chez chaque parent.

02

Ce qu’elle couvre

La pension couvre les dépenses courantes. Les frais exceptionnels, scolarité privée, activités coûteuses, soins non remboursés, se partagent le plus souvent séparément, et la décision doit le prévoir expressément.

03

L’indexation et la révision

La pension est en principe revalorisée chaque année. Elle peut être révisée lorsque la situation de l’un des parents ou les besoins de l’enfant ont durablement changé.

04

Le versement

Pour la plupart des pensions fixées par décision de justice, le versement passe désormais par l’intermédiation financière de l’ARIPA, l’agence de recouvrement des pensions alimentaires adossée à la CAF et à la MSA : elle sécurise le paiement et engage le recouvrement dès le premier impayé.

Autorité parentale conjointe

Qui décide pour l’enfant

La résidence détermine où vit l’enfant. L’autorité parentale détermine qui décide pour lui, et elle demeure en principe exercée en commun quelle que soit l’organisation retenue.

  • Les décisions importantes

    Établissement scolaire, orientation, intervention médicale non urgente, sortie du territoire, pratique religieuse : elles requièrent l’accord des deux parents.

  • Le droit à l’information

    Chacun a droit à l’information sur la scolarité et la santé de l’enfant, y compris le parent chez qui l’enfant ne réside pas.

  • Le déménagement d’un parent

    Lorsqu’il modifie l’organisation existante, il doit être porté à la connaissance de l’autre en temps utile. À défaut d’accord, le juge tranche.

  • Le désaccord sur un point précis

    En cas de désaccord persistant sur une décision précise, le juge aux affaires familiales peut être saisi de ce seul point.

  • Ce que recouvre la « garde exclusive »

    L’expression désigne en réalité deux demandes distinctes. La première porte sur la résidence : l’enfant vit chez un parent, et le droit de visite et d’hébergement de l’autre peut être réduit, encadré (par exemple en lieu neutre) ou suspendu, lorsque des éléments concrets le justifient.

  • L’exercice exclusif de l’autorité parentale

    La seconde porte sur l’autorité parentale : son exercice peut être confié à un seul parent lorsque l’intérêt de l’enfant le commande, notamment en cas de désintérêt durable, d’impossibilité de communiquer ou de mise en danger. Le parent qui n’exerce plus l’autorité parentale conserve, sauf décision contraire, un droit de surveillance et le droit d’être informé. J’interviens dans ces deux situations, pour le parent qui forme la demande comme pour celui qui s’en défend.

  • Le retrait de l’autorité parentale

    Le retrait de l’autorité parentale, mesure exceptionnelle prononcée en cas de danger ou de désintérêt manifeste, obéit à un régime distinct : parlons-en directement.

Pension impayée et non-représentation d’enfant

Quand la décision n’est pas respectée

Une décision inexécutée n’est pas une situation sans issue.

Recouvrement

La pension n’est pas versée

Le recouvrement peut être engagé par l’organisme débiteur des prestations familiales pour la pension courante, et par les voies d’exécution pour les arriérés. Le défaut de paiement prolongé constitue par ailleurs une infraction pénale.

Remise de l’enfant

L’enfant n’est pas présenté

Le refus de remettre l’enfant à celui qui a le droit de le recevoir est un délit. Selon les circonstances, une saisine du juge aux affaires familiales, un dépôt de plainte ou une demande de modification des modalités peuvent être envisagés.

Révision

La situation a changé

Déménagement, changement d’emploi, évolution des besoins de l’enfant : les modalités fixées peuvent être révisées, sans attendre que la situation devienne conflictuelle.

Audition de l’enfant

Ce que l’enfant peut dire au juge

Le mineur capable de discernement peut être entendu par le juge dans toute procédure qui le concerne, s’il en fait la demande. Cette audition n’est ni une décision, ni un arbitrage confié à l’enfant : le juge recueille sa parole, il ne lui demande pas de choisir.

L’enfant peut être entendu seul, avec un avocat ou avec la personne de son choix. La manière dont cette question lui est présentée par ses parents compte souvent davantage que l’audition elle-même.

Lorsque la séparation des parents s’inscrit dans une procédure judiciaire plus large, ces questions se tranchent en même temps que les autres conséquences de la rupture, dans le cadre de la procédure de divorce.

Votre dossier

Les pièces à préparer

Ces pièces permettent d’établir l’organisation réelle, les ressources de chacun et ce qui a déjà été décidé.

  • 01

    Livret de famille

    Livret de famille ou actes de naissance des enfants.

  • 02

    Décisions et conventions

    Décisions de justice et conventions déjà intervenues.

  • 03

    Ressources et charges

    Justificatifs des deux parents, lorsqu’ils sont disponibles.

  • 04

    Scolarité et santé

    Éléments relatifs à la scolarité, aux activités et à la santé des enfants.

  • 05

    Domicile et trajets

    Justificatifs de domicile et de temps de trajet.

  • 06

    Échanges écrits

    Échanges entre les parents permettant de dater l’organisation réelle.

Ma façon de travailler

Ce qui caractérise mon intervention

Une décision relative aux enfants ne vaut que par son application concrète, et une audience se gagne sur des faits vérifiables.

  1. 01

    L’effectivité de la décision

    Une décision du juge aux affaires familiales n’a de valeur que si elle est respectée. Ma formation et ma pratique portent sur le contentieux et les voies d’exécution : recouvrement des pensions impayées, suites du non-respect des droits de visite et d’hébergement, révision lorsque la situation a durablement changé.

  2. 02

    La préparation par les faits

    Une audience se prépare par des éléments concrets : organisation réelle de la semaine, distance entre les domiciles, horaires de travail, trajets scolaires, disponibilité effective. L’affirmation ne suffit pas, la démonstration s’organise.

  3. 03

    L’un et l’autre parent

    J’interviens indifféremment pour la mère ou pour le père, et je m’attache à distinguer ce qui relève du conflit entre adultes de ce qui concerne réellement l’enfant.

  4. 04

    Le lien avec le patrimoine

    Résidence, logement et pension se déterminent ensemble : celui qui conserve le logement familial n’est pas dans la même situation financière que celui qui doit se reloger. Traiter ces questions séparément conduit à des équilibres bancals.

Questions fréquentes

Vos questions sur les enfants et l’autorité parentale

Faut-il être divorcé pour saisir le juge sur la résidence des enfants ?

Non. Le juge aux affaires familiales peut être saisi par des parents qui n’ont jamais été mariés, ou séparés depuis longtemps. Les règles applicables aux enfants sont les mêmes, que les parents aient été mariés ou non.

La résidence alternée est-elle automatique ?

Non, aucune organisation n’est automatique. La résidence alternée suppose en pratique une proximité géographique, des logements adaptés et une capacité minimale des parents à communiquer. Elle peut être ordonnée même si un seul parent la demande, et parfois mise en place à titre provisoire pour en éprouver le fonctionnement.

Comment se calcule la pension alimentaire ?

Il n’existe pas de barème obligatoire. Une table de référence publiée par le ministère de la justice sert de repère, mais le juge apprécie les ressources réelles de chacun, ses charges et le temps que l’enfant passe chez chaque parent. Un montant calculé sur la seule table est donc rarement le montant retenu.

Mon enfant est majeur mais étudiant. Dois-je continuer à payer ?

En principe oui. L’obligation d’entretien ne cesse pas à la majorité : elle se poursuit tant que l’enfant n’est pas en mesure de subvenir seul à ses besoins. Elle peut alors être versée directement entre ses mains.

Puis-je déménager avec les enfants ?

L’autorité parentale reste exercée en commun. Un déménagement qui modifie l’organisation existante doit être porté à la connaissance de l’autre parent en temps utile, et à défaut d’accord, c’est le juge qui tranche. Partir sans en informer l’autre parent expose à une décision défavorable.

Mon enfant peut-il choisir chez qui il veut vivre ?

Il peut être entendu par le juge s’il est capable de discernement et qu’il en fait la demande, mais il ne choisit pas. Le juge recueille sa parole parmi d’autres éléments et prend seul la décision. Il est important que l’enfant ne soit pas placé en position d’arbitre entre ses parents.

L’autre parent ne verse plus la pension. Que puis-je faire ?

Une décision inexécutée n’est pas une situation sans issue. Pour la plupart des pensions fixées par décision de justice, le versement passe désormais par l’intermédiation financière de l’ARIPA, l’agence de recouvrement des pensions alimentaires adossée à la CAF et à la MSA : elle sécurise le paiement et engage le recouvrement dès le premier impayé. Pour les sommes déjà dues, ce sont les voies d’exécution qui s’appliquent. Le défaut de paiement prolongé constitue en outre une infraction pénale.

Combien coûte une procédure devant le juge aux affaires familiales ?

La consultation initiale est de 200 € TTC, déduite de la provision si la convention d’honoraires est signée dans les quinze jours. Les honoraires sont ensuite fixés par convention avant toute intervention. La prise en charge par votre assurance de protection juridique est examinée dès le premier rendez-vous.

Premier rendez-vous

Examiner votre situation lors d’une consultation

La première consultation dure 1 heure et donne lieu à une note écrite adressée sous 48 heures ouvrées. Elle permet de reprendre l’organisation actuelle, les décisions déjà rendues et les difficultés rencontrées, puis d’arrêter ce qui doit être demandé et sous quel délai. Si la convention d’honoraires est signée dans les quinze jours, le montant de la consultation est déduit de la provision. En cas de situation urgente concernant la sécurité d’un enfant ou d’un parent, indiquez-le lors de la prise de rendez-vous : des procédures spécifiques existent et n’obéissent pas aux mêmes délais.

1 heure · 200 € TTCRèglement lors de la réservation

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Maître Kack est un avocat très professionnel, à l'écoute et impliqué. Il a parfaitement défendu le dossier de ma fille et nous a accompagnés avec sérieux du début à la fin. Je recommande vivement sans hésitation.

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M. R.

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